🌍 02 février – Journée mondiale des zones humides


Le Lac Albert, un patrimoine vital de la RDC à protéger d’urgence

Chaque 02 février, le monde célèbre la Journée mondiale des zones humides, en mémoire de la Convention de Ramsar signée le 2 février 1971. En République Démocratique du Congo (RDC), cette journée résonne avec une importance particulière, car le pays abrite certaines des zones humides les plus vastes et les plus riches de la planète.

Parmi elles, le Lac Albert, joyau écologique de l’Est de la RDC, occupe une place stratégique et symbolique.

Le Lac Albert : une zone humide d’importance capitale

Situé à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, le Lac Albert fait partie du système du Nil et constitue une zone humide majeure pour :

  • la biodiversité aquatique et terrestre
  • la sécurité alimentaire de millions de riverains
  • l’économie locale, principalement basée sur la pêche artisanale
  • la régulation hydrologique et climatique régionale

Le lac et ses zones humides associées (plaines inondables, rivières affluentes, marais riverains) abritent une grande diversité de poissons, d’oiseaux d’eau, de reptiles et de plantes aquatiques, dont certaines espèces sont menacées ou endémiques.

🐟 Un pilier pour les communautés riveraines

Pour les communautés de l’Ituri et du Nord-Kivu, le Lac Albert n’est pas qu’un plan d’eau :

c’est une source de vie.

  • Il fournit protéines et revenus à des milliers de familles de pêcheurs.
  • Il soutient l’agriculture de subsistance grâce à la fertilité de ses plaines inondables.
  • Il joue un rôle culturel et social majeur dans la vie des peuples riverains.

👉 Dégrader le Lac Albert, c’est fragiliser directement les droits économiques, sociaux et culturels des communautés locales.


Des menaces croissantes sur une zone humide fragile

Malgré son importance écologique et sociale, le Lac Albert est aujourd’hui soumis à de fortes pressions :

  • 🛢️ Exploration et exploitation pétrolière dans et autour du lac, avec des risques élevés de pollution des eaux
  • 🧪 Pollution liée aux activités humaines (déchets, hydrocarbures, rejets domestiques)
  • 🎣 Surpêche et pratiques de pêche non durables
  • 🌱 Dégradation des zones humides riveraines (défrichement, occupation anarchique)
  • 🌡️ Changement climatique, perturbant les cycles hydrologiques

Ces menaces compromettent la résilience écologique du lac et aggravent les conflits d’usage autour des ressources naturelles.

La RDC face à ses engagements internationaux

La RDC est État partie à la Convention de Ramsar et s’est engagée à :

  • conserver ses zones humides d’importance internationale
  • promouvoir leur utilisation rationnelle
  • intégrer les communautés locales dans leur gestion

Pourtant, sur le terrain, l’application de ces engagements reste faible, notamment autour du Lac Albert, où les impératifs économiques à court terme prennent souvent le pas sur la protection de l’environnement.

👉 La Journée mondiale des zones humides est donc un moment clé pour interpeller les autorités nationales et provinciales sur leurs responsabilités.

02 février : du symbole à l’action pour le Lac Albert

Célébrer cette journée en RDC, c’est refuser l’hypocrisie des discours sans actes.

C’est exiger :

  • une protection effective des zones humides du Lac Albert
  • des études environnementales indépendantes et transparentes
  • le respect du droit des communautés locales à l’information et à la participation
  • la prévention stricte des pollutions pétrolières
  • la restauration des zones humides déjà dégradées

🌱 Protéger le Lac Albert, c’est défendre la souveraineté écologique de la RDC.


Un appel citoyen en ce 02 février

En cette Journée mondiale des zones humides, citoyens, organisations de la société civile, autorités et partenaires sont appelés à agir ensemble pour :

  • préserver le Lac Albert pour les générations futures
  • concilier développement et protection de la biodiversité
  • faire de la justice environnementale une réalité en RDC

🌊 Sans zones humides protégées, il n’y a ni eau, ni vie, ni avenir durable.

Le Lac Albert mérite mieux que des promesses : il mérite une protection réelle et immédiate.


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